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 EMINAZAMI — Imagine there's no Heaven. (30% —faignante.)

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fondaopp

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MessageSujet: EMINAZAMI — Imagine there's no Heaven. (30% —faignante.)   Sam 5 Nov - 15:59

Emi NAZAMI

    SURNOM ─ Emi c'est pas assez court ?
    ÂGE ─ Dix Neuf Ans
    DATE & LIEU DE NAISSANCE ─ Dix Sept Novembre 1992 à Osaka (Jpn)
    ANCIENNETÉ ─ Plus ou moins deux mois
    FEAT ─ Taiwan - Hetalia



Mon petit côté humain

Décrivez ici le moral de votre personnage, ses envies, ses préférences, ses qualités ses défauts. Pourquoi ne pas y rajouter un petit peu de description physique ?
10 lignes minimum.




Ma place à Limefield


Quel est le pouvoir de votre personnage ? ─ Tu marche ma jolie, de ton air élancé et joyeux, tu marche jusqu'à ce que ton esprit ne se confronte à lui-même, qu'il s'énerve, qu'il s'inquiète, qu'il se questionne. Et voilà, tu ne peux plus avancer. Te voilà collée au sol. Ridicule, n'est-ce pas ? Énervant, frustrant. Tu te sens seule, mais tu es la seule à pouvoir régler cela. Si tu es collée au sol, ce n'est autre que ta faute, parce que, une fois de plus, tu n'as pas su gérer tes émotions. Il faut vraiment que tu apprenne à te servir de ton pouvoir. Tu te calme, tu souffle, et tu respire, tout est arrangé. Tu te dirige désormais vers cette boutique au bout de la rue, les chaussures qu'ils exposent sont vraiment sublimes, tu rêverais de les avoir, n'est-ce pas ? Certes, mais ce n'était pas une raison pour poser ta main sur la vitre, tu es collée maintenant, bravo. Deux petites minutes sont nécessaires pour que tu te décolle et que tu retrouve ton calme, c'est reparti. Tu reluque les gens dans la rue, pourquoi tu méprise cette fille comme ça ? La voilà collée, maintenant. Et tu rigole mesquinement, sans aucun but de la décoller. Finalement, tu trouve quelques avantages à ton pouvoir, qui est le contrôle et la création de colle.

Quel relation entretient-il avec son pouvoir ? ─ Le plus souvent, Emi rejette largement son pouvoir, à vrai dire elle est tellement instable qu'elle est complètement incapable de le contrôler. Cependant, il lui arrive parfois d'y trouver certains avantages comme lorsqu'elle peut se servir de son pouvoir pour punir ceux qu'elle déteste, ou lorsque qu'elle n'a pas besoin d'acheter de la patafix pour coller ses poster aux murs.

De quel groupe est-ce que votre personnage fait partie ? Pourquoi avoir choisir ce groupe ? ─ xxxx




Moi, geek et méchant

MON P'TIT SURNOM ─ Anaëlle; pour les intimes /o/
LE FORUM, JE L'AI DÉCOUVERT ... ─ Quand je l'ai crée, en fait.
SI JE ME SUIS INSCRIT, C'EST PARCE QUE ... ─ C'est mieux pour créer un forum, de s'inscrire.
LE CODE ─ JE FAIS CE QUE JE VEUX.



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    Get up, stand up, don't give up the fight, preacher man no tell me, heaven is under the earth, I know you don't know, what life is really worth, isn't all that glitter is gold.


Dernière édition par Emi Nazami le Dim 6 Nov - 16:29, édité 2 fois
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fondaopp

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MessageSujet: Re: EMINAZAMI — Imagine there's no Heaven. (30% —faignante.)   Sam 5 Nov - 16:13


Comment j'en suis arrivé là


“origins of a birth...different”



Lorsque l'on a plus de vingt ans, que l'on est une femme, sans emploi et que l'on est célibataire; il est bien difficile de trouver son âme sœur, la personne parfaite et qui fera chavirer son cœur. Presque adulte mais encore un peu jeune, le cœur hésitant alors entre le bel Ashton Kutcher et le torride George Clooney. Vingt ans, le bel âge et pourtant si compliqué à la fois. L'âge auquel on aimerait affirmer sa responsabilité et sa maturité mais l'âge auquel on aime encore un petit peu la puérilité, au lendemain de la majorité, comme si en deux ans on était devenu malgré nous quelqu'un d'autre, comme si l'on avait si vite oublié ce qui occupait nous journées et nous faisait rêver quelques mois auparavant. Alors qu'on rêvait du beau garçon de la série américaine de l'époque, le garçon aimé de tous mais qui nous aurait choisi, le garçon qui deviendrait sérieux avec nous, mais le garçon drôle et viril tout de même ; nos rêves devraient changer, devenir des rêves d'adultes : avoir un bon emploi, une belle maison, une vie organisée et une famille formidable. Une famille oui, mais avec qui fonder une famille ? Rappelons-nous : nous sommes une femme de la vingtaine, sans emploi et célibataire. Rajoutons que nous venons de déménager dans une grande ville dans le but de trouver un travail, mais que nous sommes sans diplôme. Nous sommes en mille neuf cent soixante dix sept, à Osaka et nous nous appelons en réalité Fumie Nazami. Les entretiens d'embauche s'enchainent, mais personne n'a jamais décroché un bon travail sans pour minimum un diplôme général de fin de cycle secondaire. Finalement, quelqu'un veut bien nous prendre, une petite épicerie de quartier, proche de l'extérieur de la ville, fréquentée par la population pauvre d'Osaka. Nous vivons dans un petit appartement d'une cité sans intérêt, au seizième étage. Dans notre cœur, rien ne s’accélère, nous avons pourtant un joli visage malgré notre embonpoint, mais jamais un seul garçon n'a voulu prendre le temps de nous parler, jamais aucun n'a voulu être notre petit ami. Bien entendue, s'il le faut, nous vivrons sans, mais notre désir d'enfant est fort. L'envie d'une descendance, de partager quelque chose avec quelqu'un. Nous n'osons pas vraiment aborder les garçons, bien trop renfermées et trop peu sûres de nous. Nos journées prennent un train-train que nous n'aimons pas beaucoup : nous passons la journée à travailler à l'épicerie, rentrons alors qu'il fait nuit à pied à l'appartement, mangeons un minimum, et allons finalement nous coucher, dans le but de reprendre notre routine le lendemain matin.

Trêve de schizophrénie, nous parlons seulement de Fumie. Les années passent , l'âge avance et Fumie pas vraiment, “lorsque l'on a plus de vingt ans, que l'on est une femme, sans emploi et que l'on est célibataire; il est bien difficile de trouver son âme sœur” : sachez que la tâche est encore plus rude lorsque l'on a presque trente ans. Les rides, la perte de joie de vivre. On désespère. Fumie travaille toujours au même endroit : l’épicerie. Mais en guise de récompense à son excellent travail et à sa fidélité, la femme fue promue au poste de responsable : le salaire est plus élevé, les horaires sont meilleurs. Alors Fumie a déménagé, dans un appartement plus grand, plus près, moins haut, au quatrième étage seulement d'un bâtiment ancien mais dont les appartements ont été totalement rénovés. Un beau salon, deux chambres, une grande salle de bain et une décoration à la fois sobre et raffinée : Fumie se sent bien dans son appartement. Bien, mais tellement seule. À vrai dire, elle n'a toujours pas trouvé l'homme idéal, quoiqu'elle se contente de peu. Elle avait eut une histoire, quelques mois avec un homme de son quartier; mais celui-ci ne cherchait en réalité pas vraiment quelqu'un avec qui fonder une famille, plutôt quelqu'un qui serait près à payer sa caution s'il allait une fois de plus en prison pour trafic de drogue. Physiquement, la femme n'a pas vraiment changé : de long cheveux bruns qui ondulent sur ses épaules, un visage plutôt agréable, mais un embonpoint qu'elle déteste. Elle sait pertinemment que cela ne fera pas d'elle une femme aimée, surtout dans un pays où le taux de personnes obèse atteint péniblement 3%, tous sexes confondus. Des régimes, elle en avait tenté bien des sortes : mais aucun n'avait eut un réel effet. Alors elle vivait avec, tant bien que mal. Plutôt mal, en fait.

«La science peut vous aider à procréer » : C'est ce qui était écrit en gros sur un prospectus volant dans la rue. La femme le ramassa, intriguée par la phrase d'accroche.

Quelques semaines plus tard, Fumie se rend dans une clinique privée d'Osaka, où elle fait une demande d'insémination artificielle. Bien qu'elle soit célibataire, elle remplit toutes les clauses du contrat. «Félicitation Madame». Le système n'en était qu'au stade d'”essai”; peu de lois régissaient la procréation médicalisée, et l'insémination fut un jeu d'enfant pour la femme qui n'eut à remplir que quelques papiers, et à fournir une somme d'argent conséquente, mais le jeu en valait la chandelle. Peu avant son entrée dans la clinique pour l'insémination, on expliqua à Fumie les quelques risques et le principe de l'insémination. «Oui, je veux tout de même le faire ! ».

Fumie Nazami fut, en mille neuf cent quatre vingt douze l'une des première à subir une fécondation in vitro, douze ans après Louise Brown qui fut le premier “bébé-éprouvette” au monde en mille neuf cent soixante dix huit.

“origins of an hard childhood”


Neuf mois plus tard, comme cela était prévu, Fumie accoucha en réalité de jumelles, de vrais jumelles qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eaux. Chacune des deux étaient normales, ni prématurées ni retardataires. La femme était aux anges, elle avait tant rêvé d'un bébé : elle en avait finalement deux !

Dès son retour chez elle, Fumie présenta leur chambre à Emi et Lili : les deux petites filles dont elle venait d'être la maman. Cela faisait des semaines que la femme avait commencé les travaux de la chambre, seule, elle s'attelait tout les soirs à la tâche d'offrir aux deux petits anges qui allaient arriver la plus belle des chambres. Les murs étaient d'un rôle très pâle, d'un côté de la pièce, et blanc de l'autre. Deux armoires blanches faisaient face à deux lits à barreaux ornés de plaids et coussins roses et blancs. De l'autre côté de la pièce, Fumie avait installé un grand parc, qui servirait quand les deux petites seraient en âge de jouer dedans ainsi que cinq grosses peluches toutes douces. Chaque bébé possédait une gravure avec son prénom au dessus de son berceau ainsi que la même gravure cousue sur un petit doudou. Envieuse d'être la plus parfaite des mère, Fumie avait mis son appartement aux normes infantiles, de façon à éviter tout accident domestique. En réalité, aucun mot n'était assez fort pour décrire la joie qu'avait Fumie d'être mère. Oui, elle était mère et célibataire, et oui, ses filles apprendront à vivre sans père. Ce sera peut-être dur, mais possible. Tout est possible, la preuve en est. Les deux mois de congé maternité que lui avaient accordé sont employeurs paraissaient longs, mais passèrent en réalité si vite. Un mois après la naissance, la femme dut en effet commencer à s'atteler à la tâche de la recherche de nounou, il fallait une personne pour les garder dès le mois suivant, les jumelles étant trop jeunes pour aller en crèche. En réalité, la recherche d'une nourrisse était un exercice plus dur qu'elle le pensait, Elle n'eut que quelques candidatures, dont une seulement possédait les diplômes nécessaire pour garder les enfants : une femme d'âge avancé mais semblant avoir une longue expérience derrière elle.

Le mois suivant, Fumie déposa Emi et Lili chez leur nounou pour la première fois. À vrai dire, le contact semblait s'être fait rapidement, et les deux jumelles avaient même sourit en voyant Hatsuno, leur nounou. La mère les déposa tôt le matin jusqu'au soir, et renouvella l'opération dans les jour qui suivaient, tout semblait se passer pour le mieux. Enfin, semblait. En réalité, Hatsuno avait énormément de mal à gérer les deux petites filles, et n'arrivait pas à concillier les soins de l'une et de l'autre : lorsque la nounou changeait Lili, Emi pleurait, et inversement. Hatsuno tentait tant bien que mal de faire abstraction de ces cris, mais elle craqua, un certain 2 mai. Alors que la femme était en train de changer Emi, Lili, comme à son habitude se mit à pleurer. Durant quelques minutes, Hatsuno garda son sang froid, et se concentra sur la tâche qu'elle effectuait. Peut-être était-ce la fatigue, ou simplement un gros ras-le-bol, mais la nourisse craqua. Elle se retourna, et attrapa Lili. Dans un premier temps, elle la berça doucement, pour la faire taire. Mais elle ne le voulait pas, alors la femme berça un peu plus fort, encore un petit peu plus fort. Elle ne cessait d'accelerer la cadence. Les pleures cessairent, et les yeux de la petite se fermèrent alors que ses membres tremblaient frénétiquement. Le Syndrôme du Bébé Secoué, ou SBS, c'est ce qu'annoncèrent les médecins à Fumie. Seulement 10% des bébés sortent indemne de ce genre de traumatismes, et selon les médecins, Lili en ferait partie.

Mais les dires des médecins perdèrent en crédibilité au fur et à mesure des mois qui passaient. Fumie avait pris six mois de congés, avant de se sentir prête à confier de nouveau ses enfants à quelqu'un, ou plutôt à une crèche. La mère se jura de ne plus jamais confier ses petites à une nounou indépendante tant sa haine envers Hatsuno était grande, bien qu'elle se soit réjouit des six mois de prison dont celle-ci avait écopé. Le personnel de la crèche avait juré le plus grand soin pour les petites, et avait convaincu Fumie du sérieux de leur établissement. En réalité, la femme ne fut jamais déçue par cette crèche, qui portait réellement une grande attention à ses deux petites, et c'est d'ailleurs grâce à cette attention que Fumie confirma ses doutes sur les séquelles de l'accident. En effet, Lili paraissait ailleurs, parfois un peu perdu dans son esprit. À tout juste un an, elle ne souriait pas autant que les autres enfants, et semblait ne pas comprendre ce qui paraissait logique aux autres comme la marche, la parole ou encore le principe du pot. Bien qu'il était possible qu'un enfant “normal” aie du retard pour l'un de ces trois apprentissages, Lili ne semblait évoluer dans aucun d'entre eux, elle se déplacait en se trainant, “gazouillait” à peine pour se faire comprendre et était bien loin d'être propre. Elle avait même de la difficulté à exercer des tâches simples comme attraper un objet ou encore se redresser.

Le regard de gens. Quoi de plus frustrant, percutant et gênant qu'un regard disgracieux ? Un sal regard en direction de la petite Lili parce qu'elle ne marche pas, parce qu'elle gazouille seulement, parce qu'elle porte des couches. Un regard qui n'atteint pas directement la petite fille, mais plutôt son entourage. Comme si les personnes qui l'accompagnaient étaient maudites, et qu'elles devaient venir d'une autre planète pour accepter de s'afficher avec un tel fardeau. Avec le temps, Fumie méprisait les gens, tous autant qu'ils étaient, et se refermait encore plus qu'elle ne l'était avant. Elle ne sortait presque plus, si ce n'est pour aller chercher les petites à la crèche, et là encore le trajet était bref. Emi semblait souffrir de la maladie de sa soeur elle aussi, elle n'aimait passe sentir regardée, et ne comprennait pas encore vraiment. «pourquoi le monsieur nous regarde maman ? » était une question que la petite posait d'ailleurs souvent.

Le sixième anniversaire des jumelles arriva si rapidement. Plus qu'une marque du temps qui passe, ce sixième anniversaire symbolisait aussi un évènement important dans la vie de la petite famille : l'entrée à l'école des filles. Fumie appréhendait déjà depuis quelques semaines ce jour fatidique. Elle hésita longuement mais se décida finalement à placer Lili en école spécialisée. Un école assez couteuse, qui rentrait difficilement dans le budget de sa mère, mais elle était prête à se sacrifier. Et par conséquent à sacrifier sa deuxième fille : Emi qui ne pouvait que palir de se retrouver dans l'école publique de son quartier, principalement constituée d'une basse société, vivant pour la plupart dans des caravanes ou des bidonvilles. Le jour de la rentrée arriva, trop occupée, Fumie se contenta de baiser le front de sa fille avant de la déposer, comme un colis, devant la grille de l'école maternelle où une maitresse s'empressa d'aller réconforter la petite. «Pourquoi est-ce que ta maman n'est pas venue avec toi ? Elle travaille ?» questionna curieusement l'institutrice; Emi se contenta de répondre qu'elle devait emmener sa sœur jumelle dans une école privée du centre ville. C'était une brève explication, dont les causes sont en réalités pardonnables, mais cette explication reflétait si bien l'état d'esprit dans lequel se trouvait actuellement la petite et le sentiment qui la rongeait : l'abandon. Il faut dire que, comme n'importe quelle enfant, Emi aurait aimer se retrouver au centre des attentions : qu'on la félicite, la complimente. Mais au lieu de cela, elle fut reléguée à la place de deuxième dans l'esprit de maman, qui n'avait d'yeux et d'attention que pour la petite Lili. La maitresse tendit sa main à Emi « Viens ma chérie, on va aller retrouver les autres enfants ». La petite adora le sentiment que procurait le fait d'être tenue par la main : la sécurité. La journée passa assez rapidement, et la petite Emi rencontra des enfants de son âge avec qui elle joua, au point même de se lier d'amitié avec une petite fille. Lorsqu'elle vint la chercher à quatre heure et demi, Fumie ne s’intéressa pas vraiment à ce que sa fille essayait de lui raconter, obnubilée par un dessin que Lili lui montrait.


“origins of a teen decay”


Le premier jour à l'école maternelle pour Emi fut bien similaire à tous les autres. Les années passèrent bien vite, et la petite Emi devint presque grande tandis que Lili évoluait à son rythme, à douze ans, elle devint enfin propre et avait avancé son apprentissage de la langue : elle était maintenant capable de demander de petites choses simples comme un verre d'eau ou un morceau de pain. Bien qu'elle continue son activité à l'épicierie, Fumie consacrait toujours plus de temps à l'évolution de Lili qu'elle rêve de voir devenir "une petite fille normale", laissant parfois un peu Emi de côté.

Comme six ans auparavant, Emi s'apprêtait à faire sa rentrée dans un autre établissement, un établissement d'enseignement secondaire. Mais cette fois-ci, Fumie autorisa Emi à quitter son quartier qu'elle aimait tant pour aller étudier plus en ville. Les relations de la jeune fille changèrent du tout au tout, ses amis étaient désormais des petits bourgeois éméchés, ce à quoi Emi était bien peu habituée. La première année fut assez calme, la jeune fille travaillait, ses résultats étaient bon, et ses professeurs la décrivaient comme une élève sérieuse. Et la deuxième année paraissait aussi bien partie sur cette lancée. Du moins, jusqu'à l'anniversaire. À partir de cette date, les resultats d'Emi se mirent à chuter, littéralement, son comportement se dégrada et ses professeurs dirent ne plus voir en elle aucun interessement aux cours. «L'anniversaire» fut la première soirée à laquelle la petite E. fut invitée. C'était Ito, une amie, qui l'y avait conviée, mais l'anniversaire était en réalité celui de Leiko, une sorte de BCBG des années 2000's. Elle n'eut qu'à promettre à sa mère d'être sérieuse pour pouvoir y aller, il faut dire que Fumie était heureuse de voir que sa fille allait à sa première soirée et que, pour la première fois, elle s'amuserait vraiment.

«Rendez-vous 18h30 devant chez moi», c'est ce qu'avait dit Ito. Bien évidemment, Emi était au rendez-vous, et à l'heure, en plus. Elle n'aurait raté pour rien au monde la première soirée de sa vie. Ito non plus n'était pas en retard, elle sortie rejoindre la jeune fille, délicieusement vêtue et elles partirent ensemble en direction de l'appartement de Leiko. Quand les jeunes filles arrivèrent, il n'y avait presque personne, hormis le jeune homme et quelques uns de ses amis. Emi fut très vite conviée à se mettre à l'aise, et posa sa manteau et alla s'assoir sur le canapé, à côté de l'hôte. Leiko était en réalité assez gentil, et il semblait bien s'entendre avec la jeune fille malgré qu'il aie trois ans de plus qu'elle. La table était remplie d'alcool, et de petits sachets de poudre blanche. Lorsqu'on lui proposa, la jeune fille n'osa pas refuser, ne voulant pas paraitre rabat-joie. Ainsi, elle se retrouva rapidement sous effet de cocaïne et d'alcool, mélange auquel elle n'était pas du tout habituée. Elle n'était plus consciente de ce qu'elle faisait, comme si son esprit agissait alors que la petite voix qui parlait dans sa tête, elle, ne comprenait plus rien. Il devait être aux alentours de minuit lorsque Leiko, suivit d'Emi, monta à l'étage. Un petit bruit, fin se fit entendre, la bruit du loquet lentement tourné pour que plus personne ne puisse entrer. La jeune fille était désormais fermée dans son piège de crystal, avec l'homme de ses désirs drogués, et sa virginité. Pour le moment. La situation évolua assez rapidement. Emi découvrit la douce sensation de frissons et de chaleurs combinés lorsqu'un homme passe ses mains sur son ventre, puis il l'embrassa, elle découvrit alors la douceur d'un baisé. Le lit derrière eux semblait faire être une place toute faite pour accueillir la sensualité des deux amants. Le tee-shirt de la jeune fille parti rapidement, de même que son pantalon. Leiko caressa le corps entier d'Emi. Dieu qu'elle était jolie. La jeune fille était désormais fermée dans son piège de cristal, avec l'homme de ses désirs drogués, et sa virginité l'avait quittée. Bravo petite Emi, on en avait vu très peu des jeunes filles de treize ans qui perdaient leur virginité dans ce genre de soirée. N'aie pas d’inquiétude ma douce, ta maman ne sera pas au courant. Contrairement au reste du collège.

La petite fleur de la jeune fille s'en était allée. Elle était une grande. Emi avait finalement dormi chez Leiko, bien trop honteuse de devoir ainsi rentrer chez elle. Elle ne considéra pas directement ce qu'elle venait de faire comme une bétise, mais plutôt comme quelque chose de normal pour une adolescente. Mais à treize ans, est-on vraiment une adolescente ? Physiquement en tout cas, Emi l'était. Sa poitrine était déjà plus opulente que celle de la moitié des personnes du lycée et son acné avait disparu depuis bien longtemps. Quel comble, alors que Lili n'est toujours pas réglée. Le lendemain au collège, la jeune fille du subir les regards de ses camarades. Et c'est avec une certaine fierté qu'elle accomplie la tâche. «Eh oui, vous voyez, je suis grande moi, maintenant. » semblait-elle vouloir dire. Tendre naïveté. Dès lors, sa vie changea radicalement. Elle était désormais invitée aux soirées les plus hype de la villes, était abordée quasi quotidiennement par les plus beaux garçons de son école, et ses résultats en pâtirent. Leiko quand à lui semblait avoir brièvement oublié Emi; ce qui n'est pas vraiment étonnant. Pourquoi est-ce que L. irait s'embêter avec la petite E. ? La petite E. ne semblait d'ailleurs pas vraiment souffrir de cet éloignement, comme si elle ne souffrait pas d'avoir offert sa virginité à un homme qui lui est déjà inconnu. On promu rapidement la jeune fille au rang de "peste de l'école", qui, bien que détestée, semblait admirée de tous. Bien qu'elle reste dans l'ombre d'Ito, on ne la ratait désormais plus, la période incognito d'Emi était désormais terminée, ce qui semblait la réjouir. Kim, Akihiko, Eichi, Mareo, Tomi et même Davis (rencontré durant le voyage en australie) suivirent le parcours tracé par Leiko. Une fille facile de treize ans ? Bravo petite Emi, ça ne s'était encore jamais vu.

[UNDER-COVER.]

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